Una fiesta tradicional en México : el Día de Muertos

En espagnol

En muchos países, se suele recordar a los muertos una vez al año, el día de “todos los santos”. En México, esta celebración toma un carácter muy especial. Allá, se trata de una fiesta muy popular y alegre, pero también insólita.

Se origina en la época prehispánica en que los indios creían en la vuelta de los muertos. Las fechas de aquella época coinciden con las del calendario cristiano, lo que explica la mezcla de ambas tradiciones en México.

La Fiesta de los Muertos se expresa mucho y por todas partes en el país : los cementerios revisten muchos colores y flores (los cempasúchiles, flores amarillas o naranjas que tienen un olor particular) para atraer a los muertos ; en las casas, las familias construyen altares donde colocan los objetos que pertenecían al difunto y su foto para mostrarle que lo recuerdan. Se hacen panes de muertos, y se multiplican las calaveritas de azúcar por todos lados.

En México, la muerte no es sinónima de tristeza sino que procura la reunión entre vivos y muertos, la ocasión de comer, beber y reír todos juntos alrededor de esta celebración sincrética. De hecho, un proverbio dice : “¡Los mexicanos, nos burlamos de todo, hasta de la muerte !”

Algunas representaciones del Día de Muertos en México :

Día de Muertos, Diego Rivera, 1924
Día de Muertos, Diego Rivera, 1924

Un ejemplo de tumba decorada con cempasúchiles y velas. (Foto tomada en Janitzio, Lago Pátzcuaro, Michoacán, uno de los lugares más tradicionales donde se celebra la Fiesta de los Muertos)

Ejemplo de un altar dedicado al difunto en casa de una familia.

La calavera de la Catrina ; grabado de José Guadalupe Posada (fin del siglo XIX).

La Catrina es uno de los símbolos más típicos de la Fiesta de los Muertos y de la cultura mexicana. El esqueleto representa a una mujer con un sombrero elegante, perteneciendo a la alta sociedad. Esta imagen es un guiño para decir que frente a la muerte, no hay ninguna distinción de clase !

Mme Sabatie, professeur d’espagnol

En français

Une fête mexicaine traditionnelle : Le Jour des Morts

Dans de nombreux pays, on a coutume de se souvenir des morts une fois par an lors de la « Toussaint ». Au Mexique, cette célébration revêt un caractère très spécial. Là-bas, il s’agit d’une fête populaire, joyeuse, mais aussi insolite.

Elle tire son origine de l’époque préhispanique, pendant laquelle les indiens croyaient au retour des morts. Les dates de cette époque coïncident avec celle du calendrier chrétien, ce qui explique le mélange des deux traditions.

La Fête des Morts se manifeste partout dans le pays : les cimetières revêtent de nombreuses couleurs et beaucoup de fleurs (les cempasuchils, fleurs jaunes ou oranges dont l’odeur est particulière) afin d’attirer les morts ; dans les maisons, les familles construisent des autels où l’on place les objets ayant appartenu au défunt ainsi que sa photo pour lui montrer qu’on se souvient de lui. On élabore également des « pains de morts », et les « calaveritas de azúcar » (têtes de mort en sucre, décorées de petits bonbons de couleur) se multiplient en de nombreux endroits.

Au Mexique, la mort n’est pas synonyme de tristesse, mais elle permet plutôt de réunir les vivants et les morts, c’est l’occasion de manger, boire et rire tous ensemble autour de cette célébration syncrétique. C’est ce qu’explique d’ailleurs un proverbe de là-bas : « Nous les Mexicains, nous rions de tout, même de la mort ! ».

Quelques représentations du Jour des Morts au Mexique :

Día de Muertos, Diego Rivera, 1924
Día de Muertos, Diego Rivera, 1924

Un exemple de tombe décorée de cempasuchils et de bougies. (Photo prise à Janitzio, sur le Lac de Patzcuaro, Etat de Michoacán, l’un des endroits les plus traditionnels où l’on célèbre la Fête des Morts)

Exemple d’un autel dédié au défunt dans la maison d’une famille.

La calavera de la Catrina ; gravure de José Guadalupe Posada (fin du XIXe siècle)

La Catrina est l’un des symboles les plus typiques de la Fête des Morts et de la culture mexicaine. Le squelette représente une femme portant un chapeau élégant, et qui appartient à la haute société ; cette image est un clin d’œil pour montrer que face à la mort il n’y a aucune distinction de classe !

Mme Sabatie, professeur d’espagnol